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Les fausses idées sur les dividendes

Place Paris

En commentant la masse des dividendes versés par les sociétés cotées à la Bourse de Paris, plusieurs hommes politiques ou journalistes généralistes, sont souvent imprécis, faisant même parfois preuve d’une méconnaissance de la finance.

En effet, ceux qui reprochent aux actionnaires de s’en mettre plein les poches au détriment des salariés, oublient que la ligne des dividendes vient après celle du résultat net duquel toutes les charges sont déjà déduites dont les salaires et les primes payées.

A titre d’exemple, les frais de personnel du groupe Société Générale, ont atteint 9,7 Mrds d’euros en 2017, soit beaucoup plus que le montant global des dividendes de 1,8 Mrd d’euros. Aussi, ces charges salariales absorbent déjà 41% du PNB (l’équivalent du CA des entreprises classiques).

De plus, dans notre exemple, les dividendes ne représentent que 60% des bénéfices réalisés. Ainsi, le groupe a réservé 40% de ses bénéfices pour renforcer ses fonds propres et financer ses éventuels investissements. D’ailleurs, une entreprise qui distribue peu de dividendes, fera non seulement fuire ses actionnaires mais aura mécaniquement une rentabilité médiocre du fait de l’accumulation des fonds propres. Une telle entreprise, fera la joie des fonds vautours qui s'empresseront de lancer une OPA et s’accaparer le cash cumulé

C’est ainsi que volontairement ou involontairement, certains hommes politiques se trompent de combat, en stigmatisant les dividendes. En effet, si le souci est d’intéresser les salariés aux fruits des bénéfices, la solution la plus pérenne est celle de la promotion de l’actionnariat salarié.  D’ailleurs, pour rester sur notre exemple, les salariés de Société Générale, sont parmi les premiers actionnaires de la banque avec une participation de 5,9%.